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LUX-DEVELOPMENT : PEA - EAU ET ASSAINISSEMENT

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logo lux developmentL’ONG AGIR pour l’environnement et la qualité de l’environnement est retenu Dans le cadre de la réalisation des tâches 11 et 14 du MLI 017.
Les missions de AGIR, convergent vers l’atteinte des objectifs suivants du MLI/017 :

Objectif spécifique n°3 «Les conditions d’hygiène, d’assainissement et d’environnement urbain sont améliorées dans certains centres urbains de la région de Ségou et du district de Bamako » 


II. Les taches concernées par l’intervention de AGIR

Au préalable, AGIR a participé à la mission de formulation du programme dans les zones de concentration sud et plus particulièrement dans les localités de Notre participation à cette phase nous a permis de mieux apprecier l’état de l’assainissement dans ces localités et avoir un apperçu général de la méthodologie d’intervention permettant l’atteinte des objectifs.
Après la formulation, les deux taches majeures confiés à AGIR lui place spécifiquement dans l’assainissement solide à Niono, San et Bla dans la région de ségou et les Communes III, IV et V du district de Bamako.

La tache 11 : Appui aux communes urbaines dans la gestion des déchets solides.

La tache 14 : Renforcement des capacités de l’ONG AGIR pour l’exécution de ses activités de sensibilisation et de formation en matière environnementale (l’éducation environnementale).

III. Les activités réalisées par l’ONG AGIR
Depuis décembre 2009, l’ONG AGIR a commencé les cativités concrètes sur le terrain. Ces activités abordées concernées les deux taches à la fois.
A. La tache 11
1. T11.A1 -- Elaboration d’un état des lieux (Déc. 2008- Févreier 2009) : comme  consigné dans le prodoc, AGIR a commencé par l’élaboration d’un état des lieus sur l’assainissement solide dans les six localités. Cette étude est loin d’être des constats de faits sur terrain. Elle a consisté à l’évaluation des paramètres institutionnels, organisationnels, opérationnels, et technonologiques, socio-économique. l’écoute active des différents acteurs à travers des groupes d’échanges pluridisciplinaires  a été une approche beaucoup appréciée au niveau local.  Les procès verbaux de ces mini rencontres ont permis de mieux ressortir les enjeux majeurs et les grandes priorités en matière d’assainissement solide de chacun des centres urbains. Cette première activité a permis à AGIR de dégager un profil d’action par localité. Ainsi, ces trois axes stratégiques ont été retenus :
- La mobilisation et  responsabilisation entière de la population à la gestion et à la prise en charge des déchets solides à domicile à travers  le tri et le conditionnement 

Il est ressorti des analyses que la population pense jusqu’à présent que c’est la mairie qui doit se charger de tous les maillons de la filière assainissement. Pour renverser cette tendance, il faudra les sensibiliser et les former à leur devoir citoyen et quotidien dans la filière assainissement.

- Le renforcement des capacités et l’équipement des acteurs et des  populations à travers des comités d’hygiène et d’assainissement ou des comités de développement de quartier(CDQ) et les GIE pour un meilleur respect et application des mesures d’hygiène et de salubrité au quotidien 

Il est important de mettre en œuvre des actions durables de sensibilisation et d’éducation pouvant susciter un engagement  civique des populations vis-à-vis de la filière assainissement.
A travers cet axe, AGIR propose d’équiper et d’accompagner les populations pour instaurer un meilleur système de ramassage, de tri et de conditionnement des déchets solides à domicile et leur enlèvement.  Le second niveau d’équipement concerne les GIE.  A Bamako, les GIE sont plutôt confrontés à des problèmes organisationnels que matériels. Par exemple, une charrette peut être immobilisée  sur le dépôt pendant environ trois à quatre heures dans  l’attente d’un véhicule de la voirie qui ne peut prendre au maximum que le chargement de 10 charrettes. Cette situation est un facteur important qui limite l’évacuation régulière des ordures ménagères.

La priorité pour AGIR sera de formaliser l’intervention des GIE à travers un système de contractualisation. Ils seront également former en techniques de gestion d’entreprise et de valorisation des déchets solides. L’appui à la mairie pour l’organisation de la collecte s’avère nécessaire. 

Dans les localités de San, Bla et Niono, en plus de la formation de base sur la filière assainissement, les GIE bénéficieront d’appuis en matériels légers (charrettes et accessoires avec âne, pelles, râteaux) et de matériels de protection (gants bottes, masques et blouses). Pour faciliter leur implantation, ils seront dotés de poubelles destinées aux ménages qui accepteront d’adhérer à leur service.
Pour AGIR, la filière assainissement ne peut aboutir sans une intégration cohérente des efforts à tous les niveaux, la prise en compte du secteur informel et des pratiques culturelles de la société. 
C’est deux premiers axes visent à mieux organiser et gérer le premier maillon de la filière qu’est la pré-collecte à partir des domiciles. Cette intervention comme toutes les autres  se fera avec la participation des communes. 

- La création et aménagement des dépôts

Suite aux différents constats, le véritable problème qui constitue aujourd’hui un handicap majeur pour les acteurs de la filière gestion des déchets solides est le non enlèvement régulier des ordures au niveau des dépôts de transit qui, du reste sont insuffisants et non aménagés.

Les dépôts non immatriculés sont souvent objet d’attribution par les mairies pour usage d’habitation. Le cas de la première décharge finale de San identifiée par la mairie a été réattribué pour d’autres fins.  A Bamako, pour les trois communes concernées par le projet, aucun des dépôts actuellement en utilisation n’a été officiellement immatriculé.

Les mesures récentes prises par le Gouvernorat du District à l’issu des assises du District sur le foncier font état de l’identification (par le service de l’urbanisme du District et les SACPN des communes) des sites restant pour leur immatriculation.

Dans les centres urbains de Bla, San et Niono, AGIR accompagnera les communes pour la même démarche en collaboration avec les Préfectures.


2. T11.A2 – Elaboration de la méthodologie d’intervention et du programme de travail (Février 2009- Mars 2009). Cette activité a permis à AGIR d’être sur terrain et élaborer une méthodologie d’intervention expliquant spécifiquement la mise en œuvre de toutes les activités retenues dans chaque localité. Cette méthodologie  élaborée par localité est accompagnée d’un plan d’action détaillé et des mesures d’accompagnement. A travers cette actvité, AGIR a inclus une serie d’action innovante pour une mise en place d’un système d’assainissement solide durable y compris le tri à la source.

3. T11.A3 – Exécution des activités continues d’information, de sensibilisation et de formation à l’assainissement solide urbain :

Depuis juin 2009, AGIR est sur ces activités de sensibilisation et de formation. Pour mener à bien ces activités AGIR est passée par des étapes suivantes :



3.1.  La création des Comités d’hygiènes et d’assainissement Communaux : pour un souci de pérennisation des acquis du MLI 017, AGIR a mis en place des espaces d’échange et de concertation qui regroupent toutes les sensibilités à l’assainissement. Ces comités appuieront les communes dans la prise de décision, le sevui-évaluation et l’harmonisation des activités d’Hygiène et d’assainissement. Ces comités sont composés d’un bureau exécutif de 12 membres y compris le Maire chargé de l’assainissement et la cheférie traditionnelle et de cinq commissions de travail.

3.2. L’élaboration des conventions locales sur l’assainissement : en plus des stratégies nationales de gestion des déchets, des textes règlementaires en la matière, AGIR a ppuyé les communes à la relecture et dans certain cas l’élaboration des conventions locales en matière d’assainissement. Il est programmé la formation des bureaux communaux, des comités comunaux d’assainissement et des GIE durant le mois de novembre.



IV. Les innovations de l’intervention de AGIR

4.1. La société civile dans un programme de coopération bilétéral :
La confiance placée à la société civile à travers des ONGs comme AGIR, CREPA et ENDA Tiers Monde est une approche innovante du PIC II. Cette innovation réside dans la large implication des acteurs à la base, la diversification stratégique.

4.2. L’éducation environnementale à Bamako et dans les antennes de la maison de l’environnement à san, Bla et Niono :

L’appui aux communes dans le cadre du Projet MLI 017 nécessite la conscientisation et la responsabilisation des décideurs locaux et les béneficiaires des enjeux majeurs en matière d’assainissement solide. En vu de renforcer le statuquo, AGIR à toujours mis l’accent sur le changement de comportement et de mentalité à travers l’exécution d’un programme d’éducation environnementale. Les modules élaborés à cet effet seront dispensés à des jeunes scolaires du 1er cycle de l’enseignement fondamental dans certaines écoles de san, Niono et Bla et des  trois communes de Bamako. Ces maisons de l’environnement sont des locaux mis à la disposition des mairies par les prefectures. Elles serviront également d’espace d’éducation et de formation des groupements et acteurs engagés dans la protection de l’environnement et  l’amélioration du cadre de vie. Cette dimension éducative des générations présentes et futures est une innovation en termes de gestion durable de l’environnement. Pour la réalisation de cet appui conséquent, les Centres d’Animation Pédagogique sont les acteurs partenaires privilégiés. Ils sont responsabilisés dans l’adaptation du contenu des modules de formation aux réalités locales, l’identification des écoles bénéficiaires, l’animation et la coordination de leurs activités.

POURQUOI UNE MAISON DE L’ENVIRONNEMENT ?
Le développement durable est possible mais il implique nécessairement un développement centré sur la population qui est actrice de la dégradation quotidienne de l’environnement. En revanche, elle peut constituer une formidable force de propositions et d’énergie pour améliorer ce même environnement. Il s’agit donc d’informer, d’éduquer, de former, de sensibiliser et de soutenir toutes les initiatives positives de sa part.
L’association AGIR pour l’environnement et la qualité de la vie, dans le but de poursuivre son engagement pour la protection de l’environnement, a décidé de créer la Maison de l’Environnement car elle est convaincue qu’il y a un besoin urgent de nouvelles stratégies pour impliquer la population dans la sauvegarde de son cadre de vie.

OBJECTIFS
La Maison de l’Environnement veut montrer que la prise en compte de l’Environnement ne dépend pas forcement des contraintes économiques. Son premier objectif est de former et d’informer la population sur :

  • La qualité réelle de son cadre de vie ;
  • La nécessité vitale de le préserver ;
  • Les moyens indispensables à mettre en œuvre pour y parvenir.

La Maison de l’Environnement doit faire prendre conscience au visiteur, qu’il est, lui aussi un acteur de son environnement. Les rôles de la Maison de l’Environnement sont de plusieurs ordres : 

  • Un rôle pédagogique pour sensibiliser l’individu aux problèmes de l’environnement urbain et rural, au Mali, en Afrique et dans le reste du Monde ;
  • Un moteur d’intégration social et de formation pour les personnes nécessiteuses ;
  • Un rôle générateur de source de revenus pour optimiser l’ensemble des activités de la Maison.

Les prestations de la Maison de l’Environnement sont destinées particulièrement :

  • Aux enfants et aux jeunes qui hériteront demain de l’environnement aujourd’hui ;
  • Aux femmes qui ont un rôle éducatif essentiel à jouer auprès de leurs enfants ;
  • Aux familles qui peuvent apprendre ensemble à gérer différemment leur mode de vie ;
  • Aux élèves qui pourront bénéficier de véritables cours sur l’environnement dans un cadre et un esprit ludiques, afin de favoriser la qualité et la pérennité du message transmis ;
  • Aux personnes de tous âges, groupe ou individus, car chacun est responsable de l’environnement de tous.

 



4.3. La mobilisation et la responsabilisation des bénéficiaires (mis en place des Comités d’hygiène et d’assainissement communaux) ;

Dans les communes de Bla, San et Niono où il n’y avait pas d’espace d’échange entre les acteurs de l’assainissement, AGIR a jugé nécessaire de mettre en place des Comités d’hygiènes et d’assainissement Communaux (C.H.A.C). Ces comités composés de toutes les sensibilités locales ont pour mission d’appuyer les mairies à assurer pleinement leur rôle de maître d’ouvrage et de renforcer les services techniques qui sont en déficit d’agents sur le terrain. Les CHAC, ont eu des formations leur permettant de pouvoir assumer cette responsabilité. Ils jouent le rôle d’instrument de travail pour la mairie. Au sein du CHAC, il ya un bureau exécutif de 12 membres et des commissions de travail. L’objectif majeur de cette approche est la forte responsabilisation des bénéficiaires dans la prise de décision au niveau communal. Son repondant au niveau de la base sont les comités d’hygiène et d’assainissement de quartier sous la supervision directe des chefs de quartier.

4.4. La contractualisation inter acteurs :


 L’assainisssement est un domaine dévolu aux communes à travers le transfert de compétences de la politique de décentralisation. Cette gestion partagée et pluridisciplinaire ne facilitent pas la compréhension des missions et responsabilités de chacun. Comme dispositif alternatifs, AGIR a engagé et accompagner les communes à la matérialisation des interventions par la signature des contrats.
D’autre part, les localités concernées de la région de Ségou n’avaient pas de contrat matérialisé entre les GIE et les mairies et non plus entre les GIE et leurs abonnés. Cet état de fait rendait difficile le suivi-évaluation des différentes interventions. A travers le MLI 017, AGIR a appuyé les communes à aller vers cette formalité administrative. Ainsi les contrats ont été élaborés par les CHAC avec l’appui de la Direction  Régionale de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DRACPN) de Ségou.

4.5. L’engagement officiel des communes (délibérations communales) : pour chacune des activités réalisées, AGIR exige la délibération communale qui engage officiellement la commune à accompagner le programme et surtout jouer pleinement son rôle. Les délibérations communales sont faites à travers des sessions ordinaires et extraordinaires du conseil communal.
Pour toute la durée du programme, des conventions tripartites sont signées entre les Communes, AGIR et Lux-Développement. Ces conventions definissement la responsabilité, les exigences et les missions de chaque partenaire dans la réalisation de toutes les activités du programme. Ces engagements, considérés comme des actes administratifs pris au préalable constituent des facteurs innovants dans l’appui des collectivités territoriales et ils garantissent l’aboutissement des objectifs visés par tous les acteurs.