Home

LE CENTRE DE VALORISATION ET D’AMELIORATION DU CADRE DE VIE (CVAL)

Envoyer Imprimer PDF

LogoAgirJPEGDans le monde entier, les questions environnementales sont de plus en plus préoccupantes. Les pays les moins avancés comme le Mali ont des insuffisances techniques et financières à pouvoir gérer les pollutions et les nuisances. Au Mali, un citadin produit en moyenne plus de 0,5 kg de déchets solides par jour.

Face à cette préoccupation s’ajoute :
La mauvaise organisation de la filière déchets solides ;
L’insuffisance et parfois l’absence d’équipements et ou d’infrastructures appropriés ;
La méconnaissance des techniques de tri et de valorisation des déchets solides ;
Le manque de professionnalisme des acteurs de la pré collecte (GIE) ; 

LE SITE DU CVAL EN IMAGE

lafiabama

CVAL à Lafiabougou- Bamako

QUELQUES AXES D’INTERVENTION EN FAVEUR DE LA  VALORISATION DES DECHETS

 

Formation et responsabilisation de la population pour l’application du tri des déchets à domicile et leur meilleur conditionnement ;

Achat de plastiques avec les récupérateurs au prix de 150 FCFA le sac de 100kg ;

L’exécution d’un programme de récupération de déchets plastiques pendant 2 mois en collaboration avec le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle dans les 6 communes du District de Bamako. Ce programme a engagé 400 jeunes et a permis de récupérer 15 tonnes de sachets pastiques pour le CVAL ;

Formation et appui de l’association féminine « DEBO GOLOBE » en technique de tissage du plastique à la main (confection de nappes de table de poubelles et d’objets divers) ;

Insertion dans le programme Mali-Luxembourg (projet MLI/017) de la gestion des déchets solides à travers le ramassage, le tri et le recyclage des sachets plastiques dans trois communes du District de Bamako, CIII, CIV, CV, et les centres urbains de Niono, Bla et San dans la région de Ségou.

atelier

               Atelier de fabrication des pavés

four

               Four rotatif servant à la fonte et le mélange

 

atelier2

       Atelier de production des buchettes combustibles

 

LES ACQUIS DU PROCEDE

Création du CVAL sur arrêté municipal avec faible technologie et peu d’investissement ;

Acceptation du procédé par la population et les communes ;

Duplication du procédé (à partir de l’initiative AGIR) dans d’autres localités du Mali : Bougouni (Région de Sikasso), Kangaba (Région de Koulikoro) et Mopti avec d’autres partenaires ;
Insertion dans le programme Mali-Luxembourg (projet MLI/017) la gestion des déchets solides à travers le ramassage, le tri et le recyclage des sachets plastiques : durée du programme, 3 ans.

      LES FAIBLESSES                                                                                                           

LE MALAXEUR : il a été conçu par un artisan malien avec l’appui technique de Gilles DOUBLIER du CEFREPADE. Durant la phase test, les problèmes suivant ont été constatés :    



• La dilatation et la déformation des parois sous l’effet de la chaleur ;
• Le malaxeur, jusqu’ici à motricité humaine est très difficile à tourner  donc la capacité de charge est très faible.
• A l’intérieur des parois, les dentelles soudées ne servent à grande chose au malaxage du mélange ;
• La logique de l’opération recommande la fonte du plastique avant d’ajouter au fur et à mesure le sable mais du fait que le  couvercle du malaxeur ne se pose pas correctement laisse couler la pâte fondue, nous sommes tenus de mettre proportionnellement et à la fois le sable et le plastique ;
• Après la fonte, la matière obtenue contient toujours des boules qui ne sont pas manipulables pour la fabrication des pavés à matières homogènes;
• En ouvrant  le malaxeur, sous l’effet de la pression thermique, des fortes densités de gaz se dégagent;
• Une coulée de ce malaxeur ne produit que  12 à 14 pavés de 2,9 kg.
Ces problèmes au niveau du malaxeur laissent voir au tant d’autres comme l’inégalité dans la production des pavés ;
Les autres insuffisances sont :
- Imperfection au niveau des moules à pavés et des moules à buchettes ;
- Manque d’analyse des produits pour leur résistance aux intempéries (pluie, chaleur, poids) et la coloration ;
- Manque d’équipements appropriés pour le tri et le nettoyage du plastique ;
- Manque de broyeuse pour les plastiques durs (transformation en granulé ou en poudre) ;
- Nécessité d’une étude de faisabilité économique concluante ;

     PERSPECTIVES                                                                                                                  


En prévision des activités à venir, il conviendrait au préalable de réfléchir sérieusement sur un prototype de malaxeur simple, fiable et peu coûteux, facile à entretenir et manipulable par les employés tout en respectant l’environnement.
Il serait également opportun de mener très rapidement une étude sur le dosage du mélange sable-plastique et les performances du produit (résistance aux intempéries et la coloration).  


En marge de l’exécution du projet MLI/017, AGIR voudrait réaliser les activités suivantes:
Extension des activités d’assainissement et de valorisation des déchets dans les autres Communes de Bamako et d’autres centres urbains tels que Kati, l’axe Bamako-Sikasso en passant par Sanankoroba, Bougouni et Sikasso ;
La consolidation du groupe de réflexion initié par AGIR et regroupant actuellement quelques partenaires évoluant dans le domaine de l’assainissement tel que : SNV, HELVETAS, CEK pour créer et renforcer une synergie d’action en faveur de la valorisation des déchets solides ;
Développer avec ce groupe des actions de plaidoyer auprès des décideurs pour une implication effective des collectivités municipales et une application correcte des stratégies nationales de gestion des déchets